LE DON D’ORGANES SAUVE




Le don d'organes sauve, Comme son nom l'indique, le don d'organes est un acte qui permet à une personne, de son vivant ou après sa mort, de faire don de l'un ou de plusieurs de ses organes.

LE PRINCIPE
Certains organes peuvent être donnés par la personne de son vivant : c'est le cas d'un rein (puisqu'on en possède deux), un lobe de poumon ou un lobe de foie, la moelle osseuse. Il n'y a aucun obstacle à faire don de l'un de ces organes, l'âge en particulier importe peu. La seule chose qui compte, c'est que cet organe soit sain. D'autres, essentiels à la vie ne sont donnés qu'après la mort. C'est le cas du cœur, la cornée, les deux poumons , le pancréas , les os , les vaisseaux , la peau , les valves cardiaques ou les intestins .
Le don d'organes sauve, Parfois la personne peut décider de faire don de son corps à la science. La plupart du temps, ces organes se prélèvent sur une personne en état de mort cérébrale. C'est à dire une personne dont tous les organes sauf le cerveau, fonctionnent encore grâce à la réanimation. Toute personne dont le cerveau présente un électroencéphalogramme plat et donc en état de mort cérébrale est un donneur potentiel. Ce prélèvement d'organes s'effectue selon des règles définies par la loi de bioéthique.
Seul le don d'organes permet de pratiquer les greffes d'un individu à un autre ; on les appelle des « hétérogreffes », à la différence des « autogreffes » où la personne se fait prélever un tissu pour le placer à un autre endroit de son corps.

LE PRÉLÈVEMENT
Le dond'organes sauve, Il s'effectue exactement de la même façon que pour une intervention chirurgicale. Il est en effet fondamental que le greffon soit sain et non contaminé par des germes. Une fois l'organe prélevé, le corps est refermé selon les mêmes techniques qu'une intervention habituelle. Lors du dond'organes l'on respecte l'aspect extérieur du mort.

Les organismes soutenant le don d'organes prennent en charge tous les frais liés à l'intervention et au transport du corps, la famille n'ayant rien à débourser.

La durée de vie d'un greffon est en moyenne de 12 à 14 ans.
Elle est deux fois plus longue, si on effectue la greffe à partir d'un donneur vivant.

LES OBSTACLES PSYCHOLOGIQUES AUX DONS
Ils sont importants et leurs motivations ne sont pas forcément rationnelles.
·         Volonté de conserver l'intégralité de son corps pour des raisons religieuses, notamment le concept de résurrection des morts, répandu dans de nombreuses religions.
·         La peur de l'intervention chirurgicale qui est tout à fait compréhensible.
·         La mutilation du mort : prélever une cornée par exemple peut être ressenti comme la « privation du regard ». Donc, du regard que les vivants portent sur le mort.
·         Le refus de la famille qui a l'impression qu'on « pille » son mort.
·         Ignorance de la volonté réelle de la personne décédée de s'opposer à un prélèvement.
Il y a donc à la fois un travail de communication à effectuer et un travail d'éducation au don, on devrait l'enseigner dès l'école.
L'AVIS DES RELIGIONS
·         Les catholiques, les bouddhistes, les hindouistes, les musulmans, les mormons et les protestants, acceptent le don d'organes.
·         Pour les israélites, il en est de même avec la restriction que le don doit se faire entres personnes vivantes, et à la condition que le don soit sans danger pour le donneur.
·         Les orthodoxes sont très réservés.
LES RAISONS POSITIVE AU DON
·         On manque cruellement de donneurs pour soigner les maladies ayant abouti à la perte ou au mauvais fonctionnement d'un organe vital.
·         Une personne greffée peut prolonger sa vie de plusieurs dizaines d'années.
Un jour, ce peut être vous qui aurez besoin d'un donneur.
·         En termes économiques, le coût d'une greffe est beaucoup moins élevé que les traitements pour maintenir en vie une personne malade. L'exemple type est celui de la greffe rénale qui est infiniment moins coûteuse qu'une dialyse.
LES DÉMARCHES À EFFECTUER


La loi de bioéthique stipule qu'à moins d'un refus écrit de son vivant, toute personne est considérée comme consentante au prélèvement de ses organes et de ses tissus.

Le problème se pose si vous n'avez pas fait part de votre décision de refuser le prélèvement. En effet dans ce cas,il suffira de consultée votre famille, et c'est elle qui devra témoigner de votre refus. Bien souvent, la famille ne connaissant pas les volontés de la personne décédée va faire prévaloir l'opposition de la personne décédée au prélèvement. Dans le cas d'un mineur, ce sont les parents qui autorisent ou non le prélèvement d'organes.

Qu'il s'agisse d'un refus ou d'une acceptation, il faut savoir que ce n'est pas irrévocable et que vous pouvez revenir sur votre décision à tout moment. Dans un sens comme dans un autre.
Pour refuser le don d'organes
·         Vous devez en parler à votre famille et le mentionner par écrit.
·         Ensuite, ayez toujours sur vous un papier signé de votre main, et mentionnant expressément votre refus de donner vos organes.
·         Ce don est totalement gratuit et anonyme. Il est toutefois possible de savoir quel a été le résultat de l'intervention.
·         La démarche est la même que pour le refus : vous devez en parler à votre famille et le mentionner par écrit.
·         Ensuite, ayez toujours sur vous un papier signé de votre main, et mentionnant votre accord de donner vos organes.
·         Inscrivez-vous dès maintenant et sauvez une vie car ça pourrait être-vous demain.
Après inscription vous recevrez une carte de donneur.
Vous pouvez mentionner votre décision de donner vos organes sur votre Carte Vitale .

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