DEVENIR DONNEUR D’ORGANES
Devenir donneur
d'organes, Le prélèvement est possible à tous les âges. S'il
est vrai qu'un cœur sera rarement prélevé chez une personne de plus de 60 ans;
ce n'est pas le cas des reins ou du foie qui peuvent l'être sur des sujets bien
plus âgés, pouvant aller jusqu'à plus de 80 ans. Selon l'Agence de biomédecine, 30,5% des reins greffés
proviennent de donneurs de plus de 60 ans. C'est la santé «physiologique»,
autrement dit le bon état du corps qui compte, et non l'âge du patient.
Quant aux
dons d'organes d'enfants, ils sont possibles s'ils sont autorisés par les deux
parents. Leur petite taille permettra de greffer un autre enfant.
Y
a-t-il des restrictions en fonction des antécédents médicaux ?
Il est
possible d'envisager le prélèvement sur des donneurs sous traitement médical,
ou avec des antécédents médicaux lourds. Ce sont alors les médecins qui jugent
de la pertinence du prélèvement au cas par cas. Dans certains pays, par
exemple, on accepte les dons d'organes de personnes
séropositives. L'on accepte les dons de personnes séropositives s'ils sont
destinés à des patients également séropositifs.
Peut-on donner un organe de
son vivant ?
Devenirdonneur
d'organes, Il est possible de donner un organe lorsque l'on est
encore en vie. Dans près de 95% des cas, il s'agit d'un don de rein. Le donneur
doit toutefois faire partie de la famille du malade : il doit être un parent;
un frère; une sœur; un oncle; une tante; un(e) cousin(e) germain(e); un (e)
conjoint (e) ou justifier qu'il/elle vit en concubinage avec
le malade depuis au moins deux ans.
Le donneur
doit aussi être en bonne santé.
Il est enfin
tenu de passer devant un comité d'experts chargés de vérifier qu'il a bien
compris les enjeux et les risques de l'opération. Il est nécessaire pour le
comité de vérifier qu'il n'a pas subi de pressions par son entourage. Dans
certains pays en 2010, 10 % des greffes de rein ont été rendues possibles grâce
à des organes de donneurs vivants.
Il est
également possible de faire un don de moelle
osseuse, qui contient des cellules souches produisant les cellules
sanguines. Les personnes âgées de 18 à 50 ans peuvent pour cela s'inscrire
dans le registre des donneurs volontaires de moelle osseuse.
Le donneur potentiel subit alors une prise de sang pour déterminer son «groupe
tissulaire» (groupe HLA, variable suivant les individus). Selon sa
compatibilité avec une personne en attente de greffe, l'on peut contacter le
donneur jusqu'à ses 60 ans. Il pourra faire l'objet de prélèvements ou
ponctions dans les os du bassin nécessitant une hospitalisation de deux jours.
Les
innovations de la loi de bioéthique
La loi de
bioéthique, qui devrait être définitivement votée, élargit les possibilités
de don
d'organes de la part de donneurs vivants. Elle autorise le don
croisé d'organes entre deux binômes. Par exemple : un malade s'est vu proposer
par un membre de sa famille un rein, mais tous deux sont incompatibles.
Ailleurs dans un pays, deux autres personnes - un malade et un proche prêt à
lui donner un rein - sont dans la même situation d'incompatibilité. Mais les
tests révèlent que le malade du premier binôme est compatible avec le donneur
du second binôme, de même que le second malade et le premier donneur. Par
conséquent, Le don «croisé» s'autorise même si donneur
et receveur ne se connaissent pas.
Donneur
ou pas, comment faire connaître son choix ?
Devenirdonneur
d'organes, L'idéal consiste à faire part de sa position à ses
proches, pour que ceux-ci n'aient pas à prendre seuls cette décision difficile.
En effet la question peut souvent se poser dans des circonstances
traumatisantes.
Il est aussi
important de préciser si l'on s'oppose au prélèvement d'organes particuliers.
L'on
interroge les proches sur les intentions du donneur potentiel, même dans le cas
où il porte une carte de donneur. En effet, la carte de donneur
n'a aucune valeur légale. Ces cartes sont disponibles auprès d’associations. Il
n'existe pas de registre national de donneur pouvant éviter la consultation de
proches lors d'un décès, car la loi repose sur le principe du consentement
présumé.
Il existe en
revanche un registre national des refus, où l'on peut faire connaître son
opposition de subir des prélèvements en cas de décès.
Dans ce
registre il est possible de préciser si ce refus concerne tous les organes ou
seulement certains en particulier. On peut s'y inscrire dès l'âge de 13 ans.
Qu’est-ce
qu’une transplantation?
La
transplantation est une opération consistant à remplacer un organe malade par
un organe sain.
Comment
les receveurs d’organes sont-ils sélectionnés ?
Actuellement,
1500 personnes ayant besoin d’un nouvel organe figurent sur la liste d’attente.
Pour une transplantation l'on donne la priorité aux patients dont la vie est
directement en danger de mort.
Devenirdonneur
d'organes, Il est possible de donner des organes, des tissus ou des
cellules jusqu’à un âge très avancé. L’état de santé du donneur ainsi que le
bon fonctionnement de ses organes et de ses tissus jouent un rôle déterminant
et non son âge. Une équipe de médecins veille à la vérification de chaque don.
A partir de 16 ans toute personne peut remplir une carte de donneur. Si un
donneur potentiel a moins de 16 ans, la décision revient à ses représentants
légaux.
Quels
organes et quels tissus peuvent être donnés ?
Les organes
suivants peuvent être donnés après une mort cérébrale : les reins, les poumons,
le foie, le cœur, le pancréas (ou ses îlots) ainsi que l’intestin grêle. Il est
également possible de donner des tissus tels que la cornée, les valves
cardiaques et de larges vaisseaux sanguins.
Quelles sont
les conditions légales pour un prélèvement d’organes ?
·
Les organes, les tissus et les cellules peuvent être prélevés sur un défunt
s’il existe un consentement, si la mort cérébrale a été constatée. Aussi, s’il
n’existe pas de critères d’exclusion (maladie tumorale active, infection non
identifiée).
·
En l’absence de documents attestant le consentement du défunt au don
d’organes (par exemple sous forme d’une carte de donneur ou de directives
anticipées), les médecins demandent aux proches s’ils connaissent sa volonté.
Dans le cas contraire ils doivent prendre en compte sa volonté présumée et
décider à sa place.
·
Si aucun proche n’est joignable, le prélèvement d’organes, de tissus ou de
cellules n’est pas autorisé.
·
La volonté du défunt a une priorité sur la volonté de ses proches.
·
Si le défunt a fait part de sa décision à une personne de confiance, cette
dernière, et non les proches, devra prendre la décision.

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